Coppel : "Ma principale faiblesse, les pieds de cols"
Jérôme Coppel a vite été lâché hier lorsque Cadel Evans a accéléré pour de bon en tête de peloton pour limiter les dégâts avec Andy Schleck. Et c'est là tout le problème pour le coureur de Saur-Sojasun. Car, au final, il réalise une montéée du Galibier tout à fait correct en prenant la 20e place de l'étape à 5' du vainqueur du jour. Cela lui permet même de remonter à la 17e place au général, une vraie performance, qui aurait néanmoins pu être meilleure si ...
"Ma principale faiblesse, ce sont en fait les pieds de cols. Dès qu’il y a des gros à-coups j’ai du mal à répondre" explique le haut-savoyard. "J’ai besoin de prendre mon propre rythme et ensuite je limite la casse avec les meilleurs. Sur le col d’Agnel, j’ai plutôt bien géré. Ensuite l’Izoard s’est monté très vite, dès le pied, je me suis retrouvé dans un second groupe avec les Sky mais je savais qu’on allait rentrer. Après, avec le vent de face dans le Lautaret, j’ai pu me refaire. Demain ce sera encore une journée très dure. C’est vrai que j’ai des bons souvenirs sur l’Alpe d’Huez (4e sur l'étape du Dauphiné 2010), mais là les conditions sont différentes. On verra comment ça va se passer."
Son directeur sportif, Stéphane Heulot était quelque peu mitigé à l'arrivée, sachant pertinemment que son poulain est capable de mieux : "Nous ne sommes pas très loin de l’objectif initial : rentrer dans un Top 15. Jérôme Coppel a encore un peu de mal à encaisser le « coup de pétard » dans les cols. Il a tendance à gérer ses ascensions comme s’il gérait un chrono. La frustration c’est que le retard qu’il prend au pied, il le conserve ensuite, même s’il limite plutôt bien les écarts. Le travail à venir avec lui, ce serait de mieux se placer au pied et de travailler pour ne pas subir le coup de feu qui fait l’écrémage. Il ne fait pas oublier que c’est son premier grand Tour. Et pour une « première », à la fois de Jérôme et de l’équipe, on montre un vrai visage de compétitivité et d’avenir."
Car le manager de l'équipe bretonne s'est aussi ravi du comportement d'Anthony Delaplace dont c'était hier la quatrième ou cinquième échappée sur ce Tour : "Encore une fois, l’équipe a été présente avec Anthony Delaplace dans la première échappée. Notre avenir, il est aussi là. Retenir Anthony pour le Tour, c’était un pari, un challenge qui est en passe d’être vraiment réussi." Rappelons que Delaplace est le coureur le plus jeune de ce Tour.
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